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Nos actions humanitaires > Parrainage d'enfants

 

 

Monaco, le 17 novembre 2011

 

Chère Marraine, Cher Parrain,

Bien qu’ayant découvert l’Arménie il y a un an, je ne m’habitue pas au choc que représente le passage de la ville d’Erevan à celle de Gumri, …. Erevan où tout semble « possible » et Gumri qui s’enlise dans le gris de son ciel bas.

Si l’Arménie continue à souffrir de l’enclavement du pays, de la faiblesse de ses ressources naturelles, du vieillissement de ses industries et de la persistance d’un haut niveau de corruption, on constate cependant un certain dynamisme économique dans la capitale. Les boutiques de marque et les taxis sont légion, les terrasses de café et de restaurants sont bondées au moindre rayon du soleil et le visage d’Erevan évolue rapidement.

A Gumri, il faut en priorité résoudre les problèmes de chômage (60% de la population est sans emploi), de logement et de santé publique. Par exemple, parmi les 119 enfants que vous soutenez à Endanik, 40 d’entre eux vivent toujours dans des « domiks », ces containers érigés à la hâte au lendemain du tremblement de terre de 1988 et où le chauffage et l’eau courante font défaut. Nombre d’enfants rencontrés nous ont confiés qu’ils attendaient le retour de leur père, de leur frère ou de leur oncle, partis en Russie il y a de nombreux mois en quête de travail. L’émigration des hommes à l’étranger est massive car, à part un travail saisonnier sur un chantier de construction, Gumri n’offre rien. Certains reviennent, d’autres fondent un nouveau foyer à l’étranger et abandonnent leur famille arménienne…

La pension des grands-parents qui travaillaient avant la décomposition de l’URSS assure la survie de trois générations : la leur, celle de leurs enfants et de leurs petits enfants. Cette maigre rentrée qui varie de 60 à 75$ par mois constitue la seule source de revenus régulière pour des milliers de famille. A titre indicatif, un enseignant d’école primaire ou secondaire gagne entre 80.000 et 120.000 Drams par mois (soit entre 150 et 230 euros).

Le taux d’alphabétisation en Arménie est de 99%, ce qui veut dire « qu’en théorie », les jeunes de plus de 15 ans, garçon ou fille, savent lire et écrire. Mais pour avoir un métier, les études universitaires sont indispensables et coûtent chers. Pour vos filleuls universitaires, l’intégrité de l’argent du parrainage est utilisé à financer leurs études. Chez les plus jeunes, il sert à payer les livres et le matériel scolaire mais aussi, à améliorer leurs conditions de vie. A la fin octobre, au moment de notre visite, il neigeait à Gumri et aucune des familles rencontrées n’avait encore allumé le chauffage ; sur les bancs de l’école, les enfants restaient emmitouflés dans leur manteau, gants et bonnet pour suivre la classe. Quand ce n’est pas pour des urgences médicales, les mamans achètent, avec l’argent supplémentaire, des vêtements chauds pour leurs enfants ou paient le gaz ou le bois de chauffage.

Dans ce contexte, les centres Boghossian et Endanik restent des endroits privilégiés pour l’accueil, l’éducation et l’épanouissement tant moral que physique des enfants marginalisés de Gumri.

A Boghossian, en plus du centre qui accueille en permanence 45 enfants (orphelins pour la plupart), Sœur Arousiag a mis en place un lycée technique qui forme les jeunes à partir de 15 ans et les adultes, à différents métiers. Grâce à des salles et des ateliers entièrement équipés, des enseignants compétents, une formation pratique et théorique est dispensée.


Le vaste bâtiment du centre Endanik accueille aujourd’hui 1300 enfants pour des activités extra scolaires qui vont de la danse à la céramique en passant par l’anglais, le ping-pong, la sculpture sur bois,…. Profondément attachés à leur culture et à l’art, les arméniens pratiquent ces activités avec passion. Les équipements mis à disposition des enfants sont remarquables ainsi que la qualité des travaux réalisés. Les locaux sont chauffés et les enfants reçoivent un goûter tous les après-midis.



Aujourd’hui, grâce à vous, 159 enfants sont parrainés à Gumri (40 à Boghossian et 119 à Endanik) ! De la part de tous vos filleuls mais aussi de tous ceux qui prennent soin d’eux, Sœur Arousiag et son équipe à Boghossian ; Knarik, Arthur et leurs collègues à Endanik, nous vous remercions de tout cœur ! Je mesure aussi la chance que j’ai de revoir ces enfants, de les voir grandir et armés, chaque année un peu plus, d’un bagage qui, nous l’espérons tous, leur permette d’espérer en un avenir meilleur.

Pour les parrains qui ont envoyés une petite somme d’argent supplémentaire, vous trouverez, ci-jointes, une petite lettre de votre filleul, en réponse ou en remerciement à votre dernier courrier, ainsi que sa fiche actualisée.

Je suis à votre disposition si vous souhaitez d’autres informations. N’hésitez pas à m’appeler (+377 92 05 32 03).

En vous remerciant de votre fidèle et précieux soutien, je vous prie de recevoir, Chère Marraine, Cher parrain, l’assurance de toute notre reconnaissance.

Anne Danziger
Responsable parrainage

 

Chnorakaloutioun ! Merci !

Site web Boghossian : www.armeniansisters.org

Site web Endanik : www.entanik.am

 

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