A Noël, ensemble, offrons l’espoir aux enfants d’Orient

Chers amis,

« Je resterai en Syrie, même si notre vie y est terrible, car je veux enseigner les valeurs de mon peuple aux enfants de mon pays ! » Myriam a 24 ans. Étudiante en droit à l’université de Lattaquié, elle travaille dur pour devenir avocate. Ce qui ne l’empêche pas de s’impliquer dans un des quatre centres éducatifs de Mission Enfance en Syrie. Quotidiennement, 1.200 enfants, déplacés des zones de guerre, spécialement de Raqqa, viennent chercher un renfort scolaire indispensable pour rattraper les nombreuses années d’interruption d’école. Leurs traumatismes sont pris en compte, leur misère aussi… Nos enseignants sont presque tous des étudiants. Ensemble, ils ont décidé de donner leur temps, leur énergie pour transmettre leurs connaissances et écouter ces enfants.

À Damas, Charles, archéologue libanais, coordinateur de notre association, enseigne aux élèves d’un lycée de la capitale syrienne la richesse du patrimoine de leur pays. Médusée par son histoire multi-millénaire, la jeunesse syrienne comprend combien le respect de ses monuments historiques fait partie intégrante de la vie des hommes.

La bonne volonté de cette future génération syrienne qui a le courage de rester pour éduquer les plus fragiles d’entre eux est un encouragement pour les enfants. Nous appuyant sur ces jeunes adultes, nous prodiguons notre soutien éducatif, sans cesse à la recherche du projet qui atteindra les plus isolés. École après école, élève après élève, Mission Enfance prépare un après-guerre dans lequel nous voulons croire.

Chaque jour, les étudiants yézidis et chaldéens de la Plaine de Ninive en Irak, toujours réfugiés à Erbil au Kurdistan irakien, font l’aller et le retour en bus pour rallier les cent soixante kilomètres qui les séparent de leur camp à l’université de Mossul. Leur transport étant financé par Mission Enfance, ils peuvent se consacrer librement à leurs études, même si la route est longue et périlleuse…

Comment se reconstruire après la fureur de Daesh ?

À Qaraqosh, la moitié de la population est rentrée spontanément des camps du Kurdistan irakien pour se réinstaller dans cette ville chrétienne martyrisée par les hommes de l’État Islamique. Les rues sont devenues de véritables fourmilières. Partout apparaissent des enseignes de restaurants ainsi que des boutiques d’équipement ménager, de tôles, de tuyaux… Ici, on bouche les tunnels creusés par les esclaves yézidis et que Daesh utilisait pour passer secrètement d’une maison à l’autre. Plus loin, on colmate les fissures. En apparence en tout cas… Le sentiment d’insécurité dans une ville aujourd’hui aux mains de milices incontrôlables domine les esprits. Mission Enfance réhabilite le jardin d’enfants « Mar Ephram” pour 200 jeunes enfants qui y fêteront leur premier Noël depuis trois ans.

Les yézidis, accueillis par les kurdes au nord de l’Irak, attendent sous les tentes que le calme revienne sur leurs terres d’origine de Sinjar, un des enjeux des troubles actuels de ce pays. Nous poursuivons notre soutien au centre éducatif du camp de déplacés yézidis de Sharya, au Kurdistan irakien.

Toutes ces populations d’Orient sont épuisées par ces années d’errance, de peur et de violence… Notre présence et notre engagement à leurs côtés sont leur ultime gage d’espoir. Nous ne les abandonnerons pas.

Pour Noël, n’oubliez pas ces milliers d’enfants ! En faisant d’eux simplement des écoliers, vous leur donnerez la vie. L’école demeure cet ultime espace qui les sort de l’enfer de la guerre et leur permet de construire la paix…

Recevez, chers amis, ma sincère reconnaissance et mes vœux les plus vifs.

Domitille Lagourgue
Directrice de Mission Enfance

Faites un don maintenant

 

AVEC 50€, VOUS OFFREZ UN MOIS DE TRANSPORT À UN ÉTUDIANT POUR SE RENDRE À SON UNIVERSITÉ

AVEC 100€, VOUS PERMETTEZ À UN ENFANT DÉPLACÉ PAR LA GUERRE DE REPRENDRE LE CHEMIN DE L’ÉCOLE

 

Ce contenu a été publié dans News. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.